Ça y est !

Après des années de frustration, les astres se sont enfin alignés pour que je puisse me rendre aux Imaginales, le plus gros salon du livre d’imaginaire de France.
 Finies, les tristes journées de la fin mai à éviter les réseaux sociaux pour échapper aux publications enthousiastes de ceux qui se retrouvaient sur le salon et y dépensaient leur loyer en romans. En 2019, j’ai fait partie de ces gens horripilantes qui postaient leur pile de bouquins à faire dédicacer, les cosplayers rencontrés, mais aussi leur déjeuner entièrement composé de pâté lorrain et de bretzel. Et je ne regrette rien.

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Cette année, le salon avait pour thème “Natures” ; il s’est déroulé dans la ville d’Épinal du mercredi 22 au dimanche 26 mai. J’y suis allée le samedi et le dimanche, grâce à la gentillesse d’une amie nancéienne qui m’a logée en me nourrissant de fromage et de tarte au chocolat (pas en même temps, heureusement).
Au sein du salon, nourriture et boissons s’achetaient grâce à une monnaie spéciale : le Loki. Des piécettes noires incrustées de doré, dont j’ai gardé un exemplaire en souvenir. Un moyen original de nous immerger dans l’ambiance fantasyque et médiévale.

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À mon arrivée, première surprise : les Imaginales sont bien plus qu’un salon de littérature ! La Bulle du livre, l’espace graphique et les quelques stands d’éditeurs à l’extérieur sont entourés d’une foultitude d’activités et de boutiques itinérantes, liées de près ou de loin à l’imaginaire.
Appâtée par tant de nouveautés, j’ai surtout photographié l’extérieur du salon. Il y avait tellement de choses à voir !

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 La part belle était faite aux reconstitutions historiques : de l’Antiquité aux guerres Mondiales, les Imaginales s’étaient constituées en une bulle anachronique isolée de l’espace-temps. Moi qui n’ai qu’une culture très discutable de l’Histoire et de ses caractéristiques, j’ai admiré le travail de ces associations qui ont préparé décors et costumes au détail près ; d’autant plus qu’à Bordeaux, la mémoire historique n’est pas du tout vécue avec la même intensité que dans les Vosges.

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Nous avons eu un temps excellent, sans une goutte de pluie, idéalement rafraîchi par une petite brise des montagnes. Le parc du Cours d’Épinal, en plus d’être très joli, a la bonne idée d’être placé en bord de Moselle : parfait pour prendre une pause au bord de l’eau en regardant des amateurs de kayak réaliser quelques figures contre le courant (et renverser leur kayak, souvent).

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Une pause bien méritée !

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Comme pour le salon de Montreuil, j’avais préparé un planning le plus précis possible pour être certaine de pouvoir rencontrer tous les auteurs qui m’intéressaient. Qu’à cela ne tienne, les Imaginales ne sont pas faites pour les maniaques de l’organisation dans mon genre…
Si les auteurs sont à peu près tenus d’indiquer sur quelles demi-journées ils seront présents, le respect de leurs horaires est en revanche laissé à leur totale appréciation – exception faite, évidemment, des conférences qui requièrent leur présence obligatoire. Toute catastrophée le samedi matin, j’ai finalement réussi à obtenir toutes mes dédicaces, avec une relative facilité par rapport au salon de Montreuil. Les Imaginales sont un salon plus spécialisé et excentré, qui n’a rien à voir avec l’ambiance d’usine du SLPJ. Les habitué.es avec qui j’en ai discuté m’ont appris que le public se réunissant aux Imaginales était surtout attiré par l’ambiance amicale, de franche camaraderie, qui donne au salon son rayonnement caractéristique.

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J’ai eu la chance de rencontrer Jean-Philippe Jaworski et de lui faire dédicacer mon exemplaire de Janua Vera ! Une heure et demie de queue, certes, mais ce fut mon unique file d’attente du salon. C’est dire si tout y était plus facile qu’à Montreuil.

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Dans le parc ont émergé d’étranges constructions colorées : les Magic Mirrors. Curieux mélange d’Art Nouveau et de café parisien, ils étaient au nombre de quatre et ont accueilli nombre de conférences et activités des Imaginales. Impressionnant de se dire que ces structures n’étaient que temporaires, tant leur charpente paraissait authentique et solide.
J’ai tenté d’en prendre un en photo, malgré la faible qualité lumineuse restituée par mon téléphone : en vrai, c’était encore plus beau !

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Dans l’espace graphique, des artistes composaient en temps réel cette large toile.

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Un repas d’Alsace et de Lorraine, un vrai. Bon appétit !

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Un cosplayer à l’intéressant roleplay, dont les ficelles consistaient à suivre des gens de manière inquiétante ou à rester planté devant cet opportun pilier pour se donner un air mystérieux. Il était à fond, c’était bien sympa !

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Plein d’amour à Camille et Anne-Sophie, les filles de l’Escale en bord de page, une boutique itinérante qui vend des produits livresques plus originaux les uns que les autres ! Je les suis sur Instagram depuis un moment maintenant, et voir leur stand près de la Bulle du livre fut une sacrément bonne surprise. J’ai craqué pour une pochette à livre à motif de scarabée, que vous pourrez admirer à la fin de cet article… Leurs créations sont vraiment magnifiques. Elles ont une boutique Etsy diaboliquement tentante !

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À l’occasion des Imaginales a lieu chaque année la plus grande rencontre française de bodypainting, cet art époustouflant que je n’avais jusqu’ici approché que par des photos sur les réseaux sociaux. Le dimanche, les modèles et leurs artistes se sont préparés jusqu’à seize heures ; ils se sont ensuite promenés dans tout l’espace du salon jusqu’à l’un des Magic Mirror, où ils ont réalisé un défilé en bonne et due forme.
Des performances tout bonnement impressionnantes sur le thème de la Nature, comme pour le reste du salon. La meilleure façon de clore les festivités !

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De retour vers Bordeaux, j’ai complété mon Bullet Journal en dégustant un bretzel… de chez Paul, oui, car aucune boulangerie n’était ouverte quand je suis partie.

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Mon bilan des Imaginales 2019 en image ! Avec les romans que j’ai achetés, voici les marque-pages récoltés, le gobelet officiel du salon, le Loki ramené… et la superbe pochette de l’Escale en bord de page, qui a la hauteur d’un grand format et peut contenir plusieurs livres. À noter que j’avais également apporté huit romans à faire dédicacer.
Quel salon incroyable ! Je pense être passée à côté de plusieurs événements, car j’étais dans une optique de pure découverte et j’ai souvent avancé à l’aveugle. Même si je regrette un peu de n’avoir assisté à aucune conférence, j’ai pu pleinement profiter de ces deux jours d’imaginaire et je compte bien renouveler l’expérience dès que possible… l’an prochain, peut-être, si les planètes s’alignent à nouveau ?
Ma route a croisé celles d’auteurs, d’éditeurs, de blogueurs, d’ami.es… J’espère que vous avez profité d’un séjour aussi fantastique que le mien. Merci à tous pour ce fabuleux weekend, et au plaisir de vous retrouver dans un prochain salon !

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Shishi heureux

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